Qu'est ce qu'être climato-sceptique ?

 

Qu'est-ce qu'un climato-sceptique ?

 

 

Le réchauffement du climat terrestre, qui était jadis une simple conjoncture, a fini par remporter l'adhésion de la majorité des climatologues et par devenir une question politico-économique : le réchauffement climatique est désormais attribué à l'effet de serre au sein de l'atmosphère terrestre (qui, à l'image d'une serre vitrée, retient une plus grande partie de l'énergie thermique issue du rayonnement climatique) et cet effet de serre est lui-même attribué à l'activité humaine (et plus particulièrement au gaz carbonique, aussi appelé dioxyde de carbone, issu de l'usage de combustibles fossiles et rejeté dans l'atmosphère).

 

Le climato-sceptique est celui qui nie, d'une façon ou d'une autre, le réchauffement du climat de la Terre en raison de l'activité humaine. Les réserves formulées sont de trois ordres :

 

Certains nient l'existence même d'un réchauffement de la planète, en se fondant sur l'incertitude des reconstitutions de températures avant le XXème siècle et en estimant le recul historique insuffisant pour établir la réalité de ce réchauffement global au-delà de variations temporaires, d'autres réfutent le lien entre l'activité humaine et le réchauffement, en attribuant celui-ci aux variations de l'activité solaire, d'autres encore s'interrogent sur la corrélation entre émission de gaz à effet de serre et réchauffement, en supposant par exemple un mécanisme naturel de régulation qui limiterait à terme l'impact des gaz à effet de serre.

 

 

Qui sont les climato-sceptiques ?

 

 

Les premiers des climato-sceptiques sont des scientifiques qui, comme Claude Allègre en France (http://www.lejdd.fr/Politique/Les-combats-du-miracule-Claude-Allegre-ancien-ministre-de-l-Education-nationale-705150), sont dubitatifs au regard des travaux du GIEC établissant le réchauffement climatique et son origine humaine (http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml). Ils sont largement minoritaires au sein de la communauté scientifique, mais ils ont eu le mérite de souligner certaines erreurs de détail dans les rapports du GIEC, ainsi que la trop grande importance accordée à des simulations sur ordinateur par les tenants du réchauffement climatique : compte tenu des nombreux paramètres intervenant dans les modèles numériques, les résultats de ceux-ci dépendent largement de choix initiaux qui peuvent se révéler subjectifs... et leur validation définitive ne sera possible qu'avec des années, voire des décennies de recul, c'est-à-dire peut-être trop tard !

 

Les climato-sceptiques sont cependant pour beaucoup liés à des lobbys qui sont gênés par d'éventuelles restrictions apportées à leurs activités. Les Etats-Unis, qui disposent de larges sources d'énergie fossile (notamment via les schistes bitumineux), ont ainsi des groupes forts actifs pour s'opposer à toute restriction au recours aux énergies fossiles, y compris en invoquant les incertitudes ou faiblesses des raisonnements scientifiques du GIEC ou des autres scientifiques tenant de l'origine anthropique du réchauffement climatique...

 

 

Au-delà de la controverse...

 

 

Indépendamment des querelles scientifiques ou idéologiques au sujet du réchauffement climatique, les ressources en énergie fossile sont indéniablement limitées. Il est donc sans doute prudent, au-delà des questions climatiques, de préparer la transition en douceur vers d'autres sources d'énergie pour éviter de le faire en urgence après un énième choc pétrolier !

 

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